jeudi 26 novembre 2015

Peuples autochtones face aux changements Climatiques


 


Les peuples autochtones en première ligne face au changement climatique
 
 
 
 
Peuple autochtone menacé par le changement climatique
 
Temps d’incertitude et résilience,  rencontre à L’UNESCO Paris du 26 au 27 novembre 2015

 

Très dépendants des cycles naturels et des évolutions de leur environnement, les peuples autochtones sont  les premiers concernés  par les effets du changement climatique. C’est pour mesurer l’étendue de l’impact du changement climatique sur ces populations et voir comment renforcer leur résilience qu’a lieu à l’UNESCO, du 26 au 27 novembre, une conférence intitulée « Temps d’incertitude et résilience : conférence sur les peuples autochtones face aux changements climatiques ».

 A la veille de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP21), cette conférence est organisée par l’UNESCO avec le concours du Muséum national d’histoire naturelle de France et l’organisation autochtone Tebtebba.          

Qu’ils soient Samis du nord de la Suède et de la Norvège, Berbères du haut-Atlas marocain, issues des villages autochtones d’Alaska ou membres des communautés de Vanuatu dans l’Océanie, les peuples autochtones, qui contribuent peu au changement climatique, en subissent les effets de manière disproportionnée.  L’élévation du niveau de la mer, la fonte des glaciers ou les sécheresses prolongées constituent des défis qui mettent en jeu leur survie mais face auxquels ils sont en train de mettre en œuvre des stratégies d’adaptation.          

La conférence a démarré  par  l’allocution de la Sous - Directrice générale de l’UNESCO pour la science, Flavia Schlegel, suivi de l’un des assistant la ministre française de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, Ségolène Royal ; le Grand Cacique du Brésil amazonien, Kayapo Raoni ou encore le Vice-ministre de Planification de la Bolivie, Diego Pacheco.  

-Comme invités, nous avons écouté, Nicolas Hulot, Envoyé spécial  pour la Protection de la planète, France 

- Hindou Oumarou (Mbororo), IIPFCC et AFPAT, Tchad

- Diego Pacheco, Vice-ministre de la planification et de coordination, Ministère de la planification et du Développement, Bolivie.    

 

Flavia Schlegel, Sous- Directrice générale de l’UNESCO pour la science

« Cop 21 va changer les esprits » annonce t- elle.

Les autochtones, sont les communautés les plus vulnérables.

Les peuples autochtones, peuvent rappeler que.

Ce ne sont pas des victimes passifs … Je fais appel à la solidarité sociale… Ce peuple dont  la culture est enracinée est le défi majeur de notre temps. Il nous  conduira vers un avenir durable si nous prenons en considération leurs Connaissances dans les sciences.  Tenir compte de leur  savoir.

Le peuple autochtone doit participer davantage à la prise de décision face au changement climatique. La
reconnaissance de leur expérience n’est qu’un pas en avant. Intégrer leur connaissance dans la prise de décision.

Bruno David, Directeur, Musée national d’histoire naturelle de France

C’est de notre responsabilité, ces messages doivent être  transmis jusqu’à la COP 21

Conseiller et assistant de Ségolène  Royal :

« Il y a 100.000 ans est né le 1er homme en Afrique. Nous avons nous aussi été des peuples autochtones.

24000 hectares de forêts  parties de l’Afrique, Amazonie,les écosystèmes, détruits, on surexploite, on pollue. On a beaucoup à apprendre du peuple autochtone. Accueillons le peuple rural, aidons le et travaillons ensemble ».

Cacique Raoni Metuktire (Kayapo) Mato Grosso, Brésil : « Je suis ici pour vous demander de l’aide. Mon peuple a besoin d’aide. Au congrès du Brésil constitution n° 215, OIT convention, signée et ratifiée par le Brésil. Facteur de lutte contre changement climatique,il faut arrêter la production de   soja, la destruction de forêt  tropicale, avec la fabrication d’huile de palme. Notre objectif, c’est lutter pour la protection des terres autochtones, application de la convention de l’ONU, pour la production du bois légal.

« Appel au reboisement

 Replanter pour récupérer ce que l’homme a détruit. Nous sommes les gardiens de la mère nature ».

Victoria Tauli-Corpuz, rapporteur spécial des Nations Unies

 Les communautés rurales, sont vulnérables, ont des problèmes sociaux. Sont en marge.  Les écosystèmes  sont fragiles. Je me suis rendu auprès des communautés autochtones.  Certains sont affectés par des inondations. Ils sont attachés à leurs ressources. Le peuple autochtone demeure victime de la civilisation, de l’industrialisation et du racisme.  Il faut respecter la Convention des NU pour l’élimination de la discrimination raciale ; aider à la Prévention des Catastrophes. Le peuple autochtone dispose des connaissances traditionnelles. Il y a des lois. Leur droit à la sécurité alimentaire doit être reconnu. Il a droit à l’eau douce. Leur histoire doit être reconnue ».

 

Nicolas Hulot : «  Le peuple autochtone, est le peuple premier, l’histoire leur a bafoué plusieurs fois, c’est un du, c’est une condition à notre propre survie. La crise se fait sur leur dos. La conférence de paris ne sera qu’un mensonge, si on ne fait rien, pour lutter contre cette désertification. C’est une obligation pour notre sort. Nous ne sont pas plus universel qu’eux ».

Hindou Oumarou

Notre combat, c’est le droit à la terre. Nous sommes victimes du changement climatique.

Réduire les émissions de gaz carbonique toxique pour la santé. Nous avons besoin d'oxygène, respirer de l'air frai  quand nous marchons. Les Etats doivent s’engager davantage. Ne pas s’accaparer des terres.  Permettre notre adaptation. Permettre l’alimentation saine et  avoir de l’eau potable.
 
 
Thérèse Diatta Ngoboh

 

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