lundi 13 novembre 2017

13 Novembre 2017 Investiture d’Audrey Azoulay, suivie d’une grande réception offerte par la France


La Conférence générale de l’UNESCO a nommé le 10 novembre dernier Audrey Azoulay (France) Directrice générale de l’Organisation.   Audrey Azoulay succède à Irina Bokova, la Directrice générale sortante.

Audrey Azoulay, nouvelle Directrice de l'UNESCO

La Présidente de la 39
e session de la Conférence générale, Zohour Alaoui, a félicité la nouvelle Directrice générale à l’issue du vote qui a entériné le choix du Conseil exécutif.
« Je pense en cet instant à tous ceux que j’ai rencontrés durant ces derniers mois ou que j’ai rencontrés auparavant dans mes différentes fonctions professionnelles et qui fondent de grands espoirs dans l’UNESCO. Je pense au mandat de l’UNESCO qui est d’une modernité éclatante et auquel nous devons un fonctionnement et une Organisation à la hauteur de cette modernité. Je pense à tous ceux d’entre vous qui sont lucides sur les difficultés de l’Organisation mais qui savent à quel point elle est irremplaçable, à quel point elle est essentielle face aux défis que notre monde affronte et qui souhaitent aussi une unité et une sérénité à même de lui permettre d’exercer au mieux son mandat », a déclaré Audrey Azoulay en s’adressant à la Conférence générale. Et lors de son investiture, elle a ajouté : « Je salut Irina Bokova pour la préservation du patrimoine culturel (reconstruction des mausolées de Tombouctou…. ) Ce n’est pas un hazard, si j’ai le goût de la diversité culturelle, j’ai grandi en France et je suis d’origine Marocaine…L’éducation est le défi de notre siècle…Sans création, il n’y a pas de patrimoine vivant. Pour porter nos ambitions, il faut agir les sociétés civiles du monde entier…Je reste disponibles aux côtés des Etats membres afin de créer les conditions d’unité….Pour des programmes tels que la Bioéthique, l’égalité de genre, nous devons agir ensemble de manière responsable….
 Née en 1972, Audrey Azoulay a été ministre de la Culture et de la Communication de la France de février 2016 à mai 2017. Elle a occupé des postes de direction dans le secteur de l’audiovisuel public français et a exercé ensuite la fonction de rapporteur à la Cour des comptes et d’experte en législation pour la Commission européenne dans les domaines de la culture et de la communication.
Au Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), elle a occupé successivement les postes de Directrice adjointe de l’Audiovisuel, Directrice financière et juridique et Directrice générale déléguée. Audrey Azoulay est une ancienne élève de l’Ecole nationale d’administration et est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris. Elle est également titulaire d’un Master of Business Administration de l’Université de Lancaster (Royaume-Uni).
Audrey Azoulay est la 11e Directrice générale de l’UNESCO et la deuxième femme à occuper ce poste. Elle entrera en fonction le 15 novembre.

Thérèse Diatta Ngoboh


vendredi 10 novembre 2017

Audrey Azoulay est nommée Directrice générale de l’UNESCO, le 10 novembre 2017


   Audrey Azoulay devient la nouvelle Directrice Générale de l'UNESCO  


Audrey Azouley, nouvelle Directrice Générale à droite, Irina Bokova à gauche
   
 Suite à la proposition  par 58 membres du Conseil Exécutif de nommer Audrey Azouley (France) au poste de Directrice générale  de l’UNESCO.
Cette proposition a été soumise le 10 novembre au vote de la Conférence générale qui réunit les représentants des 195 Etats membres de l’Organisation tous les deux ans.
Après le 5ème tour d’un scrutin qui a débuté le 9 octobre, le Président du Conseil exécutif, Michael Worbs (Allemagne), a annoncé le résultat en félicitant Audrey Azoulay.  « Vos expériences ministérielles antérieures et d’autres hautes fonctions nationales et internationales vous apportent le savoir-faire, les compétences, et les connaissances approfondies dont vous aurez besoin si vous êtes chargée de la haute direction de notre Organisation », a-t-il déclaré.
Née en 1972, Audrey Azoulay a été ministre de la Culture et de la Communication de la France de février 2016 à mai 2017. Elle a débuté sa carrière en occupant des postes de direction dans le secteur de l’audiovisuel public français et a exercé ensuite la fonction de rapporteur à la Cour des comptes et d’experte en législation pour la Commission européenne dans les domaines de la culture et de la communication.
Au Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), elle a occupé successivement les postes de Directrice adjointe de l’Audiovisuel, Directrice financière et juridique et Directrice générale déléguée. Audrey Azoulay est une ancienne élève de l’Ecole nationale d’administration et est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris. Elle est également titulaire d’un Master of Business Administration de l’Université de Lancaster (Royaume-Uni).
Les Etats membres de l’UNESCO ont présenté neuf candidats : Polad Bülbüloglu (Azerbaïdjan), Qian Tang (Chine) ; Moushira Khattab (Egypte) ; Audrey Azoulay (France) ; Juan Alfonso Fuentes Soria (Guatemala) ; Saleh Al-Hasnawi (Iraq) ; Vera El-Khoury Lacoeuille (Liban) ; Hamad bin Abdulaziz Al-Kawari (Qatar) ; Pham Sanh Chau (Viet Nam).
Voici ce que Audrey Azoulay a dit lorsque nous lui avons posé des questions concernant le départ des Etats Unis de l’UNESCO et la deuxième question sur le secteur "priorité Afrique" à l’UNESCO :
« Le mandat de l’UNESCO reste pertinent. Je vais continuer à travailler dans l’agenda collectif, instaurer le dialogue avec les Etats membre.
L’Afrique demeure une priorité en ce qui me concerne. Il faut relever ce défi ».

Thérèse Diatta Ngoboh


jeudi 9 novembre 2017

Le Cameroun renforce son partenariat avec l’UNESCO

  
Le jeudi 9 novembre 2017, Mme Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO et Son Excellence la Ministre de l’Education de Base du Cameroun, Madame Youssouf  Hadidja Alim ont signé un accord en vue de créer un centre à Yaoundé Cameroun pour les micros sciences.
L’UNESCO a mis en place le Projet mondial des micros sciences afin de promouvoir l’enseignement des sciences. Et le Cameroun va en bénéficier à l’initiative de S .Excellence Madame Youssouf  Hadidja Alim.
Son Excellence Madame Youssouf Hadidja Alim, Ministre de l'Education de Base du Cameroun et Madame la Directrice Générale de l'UNESCO, Irina Bokova
Le Projet mondial des micros sciences est un projet d’apprentissage actif des sciences qui offre la possibilité aux élèves des écoles primaires et secondaires ainsi qu’aux étudiants à l’université de faire des travaux pratiques en sciences physiques, chimie et biologie, en utilisant des kits livrés avec des manuels explicatifs (matériel d’enseignement et d’apprentissage de l’UNESCO) qui décrivent de possibles expériences scientifiques. Ces kits sont de véritables mini-laboratoires. Ils sont peu coûteux et sans danger, dans la mesure où les élèves n’utilisent jamais plus de quelques gouttes de produits chimiques pour réaliser leurs expériences. Les objectifs principaux de ce projet sont les suivants :
·         la promotion de l’expérimentation pratique en sciences en utilisant les microsciences comme outil de sensibilisation auprès des décideurs politiques ;
·         l’amélioration des programmes scolaires scientifiques en y insérant l’expérimentation pratique afin de mieux comprendre la science
·         l’augmentation de l’intérêt des jeunes pour les sciences de manière à promouvoir l’égalité entre les sexes, la culture scientifique, et le choix d’une carrière scientifique ;
·         le renforcement des capacités en matière d’éducation scientifique et le développement du raisonnement scientifique et de la pratique des sciences chez les élèves.

A la signature de cet accord, Madame La Directrice Générale de l’UNESCO et son Excellence, Madame Youssouf Hadidja Alim se sont exprimées , voici l’extrait de cet échange :

Madame la Directrice générale Irina Bokova : «  la création de ce centre, est une innovation pour l’avenir du Cameroun d’ici 2030 et surtout pour la future génération. Il faut donner la chance aux jeunes ».
S.Excellence Madame Youssouf Hadidja Alim : C’est important pour le Cameroun de promouvoir la science. Des kits d’apprentissage de la science à un niveau élémentaire seront distribués en zone rurale,  ce sera une bonne diffusion en passant par le centre des micros sciences, pour le développement durable.


Publié par Thérèse Diatta Ngoboh

L'élection de membres du Conseil exécutif a eu lieu le 8 novembre 2017

Résultat du vote des membres du Conseil exécutif, UNESCO, Paris
   Le Conseil exécutif de l’UNESCO, c’est comme un conseil d’administration de l’UNESCO. Il prépare le travail de la Conférence générale et veille à ce que ses décisions soient bien exécutées. Les fonctions et responsabilités du Conseil exécutif découlent essentiellement de l’Acte constitutif et des règlements ou directives établis par la Conférence générale. Ces règles sont en outre complétées par des résolutions de la Conférence générale.


M. Michael Worbs,  est actuellement le président du Conseil exécutif de l'UNESCO
Tous les deux ans, la Conférence g





énérale confie au Conseil des tâches spécifiques. D’autres attributions découlent d’accords conclus entre l’UNESCO et l’Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et d’autres organisations intergouvernementales.
Ses 58 membres sont élus par la Conférence générale. Le choix de ces représentants dépend notamment de la diversité des cultures qu’ils représentent et de leur origine géographique ; il est l’objet d’arbitrages complexes pour atteindre un équilibre entre les régions du monde, reflet de l’universalité de l’Organisation. Le Conseil exécutif se réunit deux fois par an.

Résultat de l'élection
du conseil exécutif


Groupe 1  :  Finlande, Portugal, Turquie                                           Groupe II : Albanie,  Belarus, Bulgarie                                                                                               Groupe III  Cuba, Grenade, Jamaïque, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, République Bolivarienne du Vénézuela
Groupe IV :  Bangladesh , Chine, Inde, Indonésie, Japon, Philippines
Groupe V (a)
Burundi, Guinée Equatoriale, Ethiopie, Madagascar, Zambie, Zimbabwe (a)
Groupe V (b)

Egypte, Jordanie, Maroc


Publié par Thérèse Diatta Ngoboh

mercredi 8 novembre 2017

Son Excellence Madame Youssouf Hadidja Alim, Ministre de l’éducation de Base de la République du Cameroun son intervention à la 39e session de la Conférence Générale de l’UNESCO


Voici ce qu’elle a dit lors de son intervention à la 39e session de la conférence générale à l’UNESCO, le jeudi 2 novembre 2017 :
S. Excellence Madame Youssouf Hadidja Alim Ministre de l'Education de base de la République du Cameroun

C’est pour moi un grand honneur et un immense plaisir de prendre la parole ce jour devant cette Auguste Assemblée, au nom de la République du Cameroun. En cette circonstance solennelle, permettez-moi tout d’abord de présenter mes vives et chaleureuses félicitations, à la suite des éminents orateurs qui m’ont précédée à cette tribune, à Son Excellence Madame ZOHOUR ALAOUI pour sa brillante élection au prestigieux poste de Présidente de la 39ème Conférence Générale de l’UNESCO. Madame la Présidente de la Conférence Générale, Votre compétence, votre engagement ainsi que votre dynamisme, bien connus au sein de notre Organisation, sont autant d’atouts qui augurent du plein succès de la mission qui vient de vous être confiée. Vous pourrez 3 toujours compter, dans l’accomplissement de votre délicate mission, sur le soutien de mon pays, qui s’honore en outre, d’avoir été porté à la vice-présidence de cette 39ème Session de la Conférence Générale. Je saisis également cette occasion pour remercier et féliciter Son Excellence Monsieur Stanley MUTUMBA SIMATAA, Président de la 38ème Session de la Conférence Générale de l’UNESCO, pour l’efficacité et le dévouement dont il a fait preuve tout au long de son mandat. Je tiens également à saluer la compétence et la dextérité avec lesquelles il a assumé ses fonctions de Président du Groupe de Travail à composition non-limitée sur la gouvernance, les procédures et les méthodes de travail des organes directeurs de l’UNESCO. Ces précieuses qualités lui ont permis d’apporter une contribution remarquable dans la mise en œuvre des décisions de la 38ème Session de la Conférence Générale. Permettez-moi également d’adresser mes chaleureuses félicitations à Monsieur Michaël WORBS, Président du Conseil Exécutif, pour le doigté et l’expertise avec lesquels il a mené la préparation de nos assises. Excellences, Mesdames et Messieurs, comme la dernière session de la Conférence Générale de l’UNESCO a été un moment important dans la vie de l’Organisation, marquée d’une pierre blanche par la célébration de son 70ème anniversaire, la présente Session se situe dans un contexte particulier. En effet, cette Session va connaître un passage de témoins entre la Directrice Générale sortant et la Directrice Générale entrant. Je voudrais donc ici commencer par rendre un vibrant hommage à Madame Irina BOKOVA, première femme élue au poste de Directeur Général de l’UNESCO, qui aura, pendant huit années consécutives, tenu fermement et avec opiniâtreté les rennes de notre organisation. Madame la Directrice Générale, le savoir-faire, l’endurance, le courage et la ténacité dont vous avez fait preuve tout au long de votre mandat, resteront à jamais gravés dans nos mémoires. L’histoire retiendra que sous votre ère, notre organisation a réalisé de grandes avancées vers la modernité. Pour ce qui est du Cameroun, nous nous félicitons du renforcement de la richesse et de la densité de notre coopération avec l’UNESCO, illustrée notamment par : L’ouverture à Yaoundé du Bureau Régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique centrale couvrant onze pays , la création de plusieurs radios communautaires,  la création du Centre d’Excellence de Micro sciences, Centre de Catégorie 2 de l’UNESCO à Yaoundé ; vL’organisation toujours à Yaoundé, du 24 au 26 octobre 2016, du premier Forum MOST pour l’Afrique centrale et le Nigéria, dont les résultats obtenus ont été édifiants en termes de partage d’expériences , l’accompagnement de l’UNESCO dans la mise en œuvre du projet « Bimbia, la route des esclaves », qui porte sur la restauration du site de Bimbia, port d’embarquement des esclaves sur la côte atlantique du Cameroun. Je ne saurais oublier votre mémorable visite officielle dans mon pays les 15 et 16 septembre 2014, vous qui y avez été ennoblie par les notables du village BOKOVBOKOVA et qui voudrez sans doute nous revenir, même à titre personnel. Dans la même veine, il me plaît de rappeler ici, que notre pays a été honoré de la visite, du 10 au 14 octobre 2016, de Son Excellence Monsieur Stanley MUTUMBA SIMATAA, Président de la 38ème Session de la Conférence Générale de l’UNESCO. 6 Ces deux visites symbolisent la qualité des relations qui unissent le Cameroun à l’UNESCO. Madame la Directrice Générale, Comment ne pas rappeler la visite officielle du Président de la République du Cameroun, S.E. Paul BIYA au siège de l’UNESCO en novembre 2015, à l’occasion de la tenue du Forum des dirigeants, dans le cadre de la célébration du 70ème anniversaire de la création de notre Organisation. Il était accompagné pour la circonstance de la PremièreDame du Cameroun, Madame Chantal BIYA, Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO pour l’Education et l’Inclusion Sociale, dont l’action dans le domaine de l’éducation et de l’assistance aux couches sociales défavorisées est particulièrement saluée par la communauté nationale. Au cours de cette visite, le Chef de l’Etat avait délivré, du haut de cette tribune, un message de paix, de tolérance et de solidarité. Madame la Présidente de la Conférence Générale, Excellences, Mesdames et Messieurs, La 39ème Session de la Conférence Générale nous offre l’occasion de réaffirmer l’engagement du Cameroun à œuvrer de concert avec la Communauté Internationale à 7 la réalisation des Objectifs du Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030. Dans ce domaine, le Cameroun se réjouit, à l’instar des autres pays africains, de constater que les programmes phares de la Stratégie révisée de la Priorité Afrique sont effectivement en mesure de jouer un rôle catalyseur dans le développement durable du continent. Je puis déjà vous dire que, depuis leur adoption, le Cameroun a réalisé des progrès indéniables dans le domaine des ODD. Nous continuons à y travailler résolument. Excellences, Mesdames et Messieurs, Je voudrais terminer mon propos en réaffirmant que le Cameroun qui a toujours apporté son appui à l’UNESCO, continuera de le faire, afin de soutenir les réformes envisagées. Par ailleurs, au regard des difficultés financières que traverse l’Organisation et face aux défis que représentent la montée des extrémismes violents, les replis identitaires et la persistance des inégalités socio-économiques, seul un effort conjugué de tous ses membres peut permettre à l’Organisation d’assurer honorablement ses missions.


Publié par Thérèse Diatta Ngoboh

Protéger le Patrimoine Culturel, l'objectif de l'UNESCO

La Cour pénale internationale et l'UNESCO renforcent leur coopération en matière de protection du patrimoine culturel
Destruction massive des sites culturels et historiques dans le monde
Film réalisé par Tim Slade



Reconnaissant l'importance de la protection du patrimoine culturel contre les attaques en période de conflit, Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, et Fatou Bensouda, Procureur de la Cour pénale internationale (la « CPI » ou la « Cour »), ont signé aujourd'hui une lettre d'intention par laquelle l'UNESCO et le Bureau du Procureur de la CPI officialiseront et renforceront leur collaboration, conformément à leurs mandats respectifs.
La signature de la lettre d'intention a eu lieu en marge d'un panel international de haut niveau intitulé « Répondre au nettoyage culturel, prévenir l'extrémisme violent », organisé au siège de l'UNESCO, auquel ont participé Irina Bokova et Fatou Bensouda.
« La destruction délibérée du patrimoine culturel affecte non seulement l'identité historique des peuples, mais alimente la violence sectaire et entrave le redressement après le conflit et la consolidation de la paix. L'UNESCO et la CPI doivent renforcer leur coopération pour la protection des biens culturels dans les conflits armés, car il s'agit d'un impératif humanitaire et de sécurité », a déclaré Irina Bokova.
Rappelant le travail important et crucial de l’UNESCO, le Procureur Bensouda a souligné qu'il était possible d'aller plus loin, en ajoutant « qu'une stratégie efficace pour s'attaquer à la destruction du patrimoine culturel nécessite une approche multidimensionnelle et collaborative. L'UNESCO est un partenaire naturel de mon Bureau et, plus généralement, de la CPI, pour faire face au fléau des attaques contre le patrimoine culturel dans le cadre du Statut de Rome. Cette lettre d'intention est une reconnaissance de cette relation importante et ouvre la voie à une coopération continue ». 
Elle a ajouté: « Le patrimoine culturel est l'incarnation de la continuité de l'histoire humaine, une célébration de notre communauté et de la richesse de notre diversité. Nous avons tous le devoir de protéger le patrimoine culturel.  En étroite collaboration avec l'UNESCO, nous espérons faire la différence. »
La récente décision historique de la CPI(link is external) dans le cas de la destruction de sanctuaires et de mausolées à Tombouctou (Mali), la première du genre devant la Cour, a clairement indiqué que le ciblage intentionnel du patrimoine culturel est un crime grave qui cause de grandes souffrances à ceux qui sont immédiatement touchés et au-delà, et ne devrait pas rester impuni. En outre, dans son ordonnance de réparation(link is external), la Cour a établi que les victimes de tels crimes avaient droit à une indemnisation et a fixé les principes applicables en la matière.
La nécessité de poursuivre les responsables de crimes de guerre contre le patrimoine culturel a été reprise dans la Résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies(link is external), adoptée en mars 2017, la toute première condamnation de la destruction illégale du patrimoine culturel.
Ces développements sans précédent ont conduit au cours des dernières années à de fréquents échanges et collaborations entre l'UNESCO et le Bureau du Procureur de la CPI, dans le cadre de leurs mandats respectifs.
Les attaques contre la culture étant plus fréquentes, le besoin d'un cadre de coopération plus fort et plus articulé est devenu évident. Outre l'expertise fournie par l'UNESCO dans le cadre de l'affaire Al Mahdi, la coopération s'est également déroulée au niveau non opérationnel.    Elle s’est notamment manifestée par la nouvelle initiative du Bureau du Procureur de la CPI sur le patrimoine culturel, dont la finalisation et l’adoption sont prévues en 2018. La lettre d'intention signée aujourd'hui s'appuie sur ces efforts, solidifiant davantage la relation existante, en vue d'établir un accord de coopération global dans un proche avenir.
Tout récemment, nous avons assisté à la projection d’un film documentaire du réalisateur Tim Slade



George Papagiannis (UNESCO) à gauche, Tim Slade
 le réalisateur du documentaire sur la destruction des sites historiques et culturels, Lazare Eloundou(Patrimoine mondiale UNESCO)


 plusieurs fois primé, qui dévoile la menace mondiale : la destruction massive des monuments historiques dans plusieurs pays : le Mali, l’Iraq, la Syrie et l’implication réelle de l’UNESCO, pour freiner et aboutir à un consensus entre les peuples. L’UNESCO mène une lutte contre la destruction du patrimoine culturel en Iraq, en Syrie et ailleurs, le film soutient que cette destruction n'est pas qu’une conséquence d'un conflit, mais marque plutôt une volonté ciblée et systématique d’effacer les cultures et les identités de peuples La projection a eu lieu en présence du réalisateur : il y a eu quelques échanges après la projection.
Au sujet de la destruction des monuments culturels à Tombouctou, au Mali,(en juin 2012, dix monuments historiques et religieux) l’auteur de cet acte, Ahmed Al Faqi Al Mahdi a plaidé coupable, c’était en 2016, il s’est adressé à tous les Musulmans radicaux , il leur a demandé de cesser ces actes ignobles et injustifiés contre les innocents. En août 2017, l’équipe du « Courrier de l’UNESCO, s’était déplacé pour l’interviewer crime au Tribunal de la Haye (Hollande Méridionale, Pays-Bas). Le 27 septembre 2016 la Court pénale internationale l’a condamné à verser 2.700.000 euros aux victimes comme compensation.

Thérèse Diatta Ngoboh
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lundi 6 novembre 2017

l'Italie offre la réplique de la statut de Lamassu à l'Iraq

Inauguration de la réplique de la statue de Lamassu





Réplique de la statue du Lamassu exposée à l'UNESCO jusqu'au 3 décembre 2017

L'inauguration de la réplique en 3D de la statue du Lamassu qui, autrefois, protégeait le Palais du Nord-Ouest d'Ashurnasirpal sur le site archéologique de Nimroud en Irak, a eu lieu à l’UNESCO l'UNESCO, en présence d'Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, S.Exc. Monsieur Faryad Rawandozi, Ministre irakien de la culture, Francesco Rutelli, President de l'Association 'Incontro di Civiltà' et S.Exc. Madame Vincenza Lomonaco, Ambassadeur et Déléguée permanente de l'Italie auprès de l'UNESCO, et Présidente de la Commission Culture de la 39ème Conférence générale de l'UNESCO.
La reproduction en taille réelle de la statue, réalisée par l'Association 'Incontro di Civiltà', présidée par M. Francesco Rutelli, avec le soutien de la 'Fondation Terzo Pilastro - Italia e Mediterraneo', sera exposée à l'UNESCO jusqu'au 3 décembre 2017, date à laquelle, la statue sera offerte par l'Italie au gouvernement irakien.
Au cours des deux dernières années, le site archéologique de Nimrud, d’antan capitale de l'empire néo-assyrien, a été la cible d’attaques délibérées de groupes armés extrémistes. Ses fresques et ses sculptures de renommée mondiale qui datent d'env. 883-859 B.C., ont été gravement endommagés.
La réplique de la statue de Lamassu est un symbole de récupération et de résilience, et sensibilise à la destruction du patrimoine en Irak et dans les pays voisins. Il vise à nous rappeler l'importance de la sauvegarde du patrimoine pour préserver notre histoire humaine commune et le rôle de la culture dans la réparation du tissu social qui a été effiloché par cette destruction.

Comme l’a déclaré Mme Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO : « Les dommages infligés à Nimroud sont une perte pour l'Irak et pour le monde. La protection et la réhabilitation du patrimoine irakien, à Nimrud et ailleurs, sont essentielles pour la stabilité et la cohésion du pays et la région entière. »
Cette reproduction reste exposée à l'UNESCO jusqu'au 3 décembre 2017. Elle sera ensuite offerte au gouvernement de l'Iraq.



Thérèse Diatta Ngoboh